Programmes politiques : et la santé ?


Mardi 7 janvier, le personnel hospitalier des hôpitaux marseillais a manifesté une nouvelle fois pour protester contre leurs mauvaises conditions de travail. Après l’annonce des programmes des candidats à la présidentielle sur la santé, étudiants en médecine, infirmiers, et syndicats expriment leurs attentes.

Les candidats et leurs propositions : quelles différences sur la santé ?

Eric Tcharoukian, secrétaire à l’organisation CGT Timone, et secrétaire général de l’Union Santé, explique ses revendications et ses attentes par rapport à l’élection présidentielle:

 

Dans le domaine de formation des étudiants en médecine, les candidats ont des propositions bien distinctes.

François Fillon a dit lors de son débat avec Alain Jupé en novembre 2016 : "Je veux que l’on augmente le numérus clausus. On a aujourd’hui des jeunes extrêmement brillants qui sont collés à l’examen de médecines et après, on laisse entrer des médecins étrangers qui souvent n’ont pas le même niveau de formation".

Augmenter le numerus clausus oui, mais je ne sais pas si économiquement c'est possible. C'est sûr que ça coûte moins cher de recruter des médecins étrangers que de former des médecins français.

Florian Nays

Etudiant en 3ème année de médecine, Faculté de la Timone, Marseille

Pour la candidate du Front National, Marine le Pen, il faut un desserrement du numerus clausus dans les facultés de médecine pour « permettre de pourvoir les besoins médicaux avec du personnel français formé en France. » Pour elle, il faut également « doter les facultés de médecine et les hôpitaux associés des moyens financiers, matériels et humains pour assurer la formation des étudiants supplémentaires ». Elle propose aussi qu’un oral de motivation au concours de première année de médecine soit mis en place, qui permettrait « d’intégrer le facteur humain à une sélection qui se base exclusivement sur des critères académiques » (Collectif des Usagers de la Santé, novembre 2016)

Pour moi, cet oral de motivation ne servirait pas à grand-chose. Bien sûr que certains étudiants se réorientent au cours des études de médecine soit parce que le métier ne leur plait pas, soit parce qu'ils n'ont plus envie ou plus de motivation pour le faire car les études sont longues, dures et exigeantes. Il vaudrait mieux d'améliorer nos conditions d'études.

Florian

étudiant en 3ème année de médecine, Faculté de la Timone, Marseille

Du côté des infirmières :

Benoît Hamon propose « d'améliorer les conditions de travail et de diminuer la souffrance au travail des personnels. Il promet notamment de revaloriser les rémunérations peu attractives et de revoir l'organisation du temps de travail pour lutter contre les heures supplémentaires non rémunérées » (infirmiers.com)

François Fillon de son côté, veut "associer plus étroitement l’ensemble du personnel hospitalier (médecins, soignants et administratifs) pour améliorer la gouvernance hospitalière et l’organisation quotidienne de l’hôpital public. Cette démarche opérationnelle devra intégrer le retour à un temps de travail hebdomadaire de 39 heures" (programme de campagne)

Jean-Luc Mélenchon, lui, veut "Engager un plan pluriannuel de recrutement de médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs" (discours au Mans, janvier 2017)

Les heures supplémentaires sont presque systématiques dans le milieu hospitalier, on ne peut pas laisser notre travail bâclé parce que ce ne sont pas des objets qu'on a entre les mains mais de vraies personnes.

Sandra Larroque

Infirmière

C’est n’importe quoi ! On travaille déjà  près de 40 heures par semaine avec les heures supplémentaires, si on passe à 39 heures, cela ne nous empêchera pas de faire des heures supplémentaires quand même. C'est un métier fatiguant où il faut être polyvalent, nous somme à la fois  soignant, psychologue, secrétaire, technicienne etc… et nous devons toujours être concentrés parce qu’on n’a pas le droit à l'erreur.

Laura Lemaire

Infirmière

On embauche le personnel paramédical en fonction des besoins et surtout des moyens de l'établissement , ce n’est pas  régulier.

Gabrielle Jean

Infirmière

Emmanuelle Henry, Flora Lefèvre, Natacha Roullet

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